CAMPAGNES

RéconciliAction

RéconciliAction est une campagne menée par des étudiantes et étudiants autochtones qui s’efforce de travailler avec les administrations des universités pour mettre en œuvre le 16e appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. C’est le seul qui concerne spécifiquement les établissements d’enseignement postsecondaire; il est rédigé comme suit :

« Nous demandons aux établissements d’enseignement postsecondaire de créer des programmes et des diplômes universitaires et collégiaux en langues autochtones. »

La langue fait partie intégrante de la culture et joue un rôle clé dans l’épanouissement des communautés autochtones. La préservation et la revitalisation des langues autochtones sont essentielles aux processus de réconciliation et de mobilisation anticoloniale. La réconciliation ne peut exister lorsqu’on continue d’imposer les langues coloniales sur les populations autochtones.

OBJECTIFS À LONG TERME

  • Mettez en œuvre des programmes d’études en langues autochtones qui mènent à un grade
  • Exercer des pressions sur le gouvernement fédéral pour qu’il consente des investissements en appui à la création de programmes d’éducation en langues autochtones et à leur durabilité
  • Augmenter le nombre de locutrices et locuteurs de langues autochtones
  • Plaider pour la reconnaissance nationale et provinciale des langues des Premières Nations, des Métis et des Inuits

OBJECTIFS À COURT TERME

  • Constituer sur les campus des groupes de travail axés sur le développement et la revendication de programmes de langues autochtones
  • Créer une trousse de RéconciliAction qui peut être utilisée pour plaider en faveur des programmes de langues et des diplômes dans les établissements d’enseignement postsecondaire
  • Promouvoir l’embauche d’enseignantes et enseignants en langues autochtones, métisses ou inuites dans les collèges et les universités

Cliquez ici pour lire À notre tour : Une stratégie complète menée par les étudiant.e.s pour prévenir la violence sexuelle et appuyer les survivantes et survivants sur les campus universitaires canadiens – un document de recherche produit par des associations étudiantes de partout au Canada, y compris la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants – Manitoba.

NON C’EST NON : LE CONSENTEMENT EST OBLIGATOIRE

Les campagnes de la Fédération « Non, c’est non » et « Le consentement est obligatoire » sont actives sur les campus et partout dans nos communautés depuis 1992. Ces campagnes visent à prévenir la violence sexuelle sur les campus en faisant la promotion d’une culture du consentement tout en veillant à ce que les survivantes bénéficient de soutiens accessibles et intersectoriels. Après des années de pressions auprès du gouvernement, la FCEE-Manitoba, de concert avec nos sections locales membres, a vu le gouvernement du Manitoba adopter la Loi sur la sensibilisation à la violence sexuelle. Cette loi oblige toutes les universités à mettre en œuvre des politiques indépendantes et des procédures proactives et réactives en matière de violence sexuelle sur le campus. Bien que cette loi ait permis d’accroître le soutien aux étudiantes et étudiants, les porte-parole de la Fédération continuent de surveiller la mise en œuvre de cette loi qui, malheureusement, se fait très lentement, en plus d’avoir apporté des coupures au financement de base des universités et de ne pas avoir fait l’objet de consultations significatives auprès des étudiantes et étudiants.

Au fil des ans, notre campagne « Non, c’est non » et « Le consentement est obligatoire » a joué un rôle de premier plan dans la sensibilisation aux perceptions du consentement, de l’agression sexuelle et de la violence faite aux femmes et à leur évolution. Toutefois, ces formes de violence continuent d’être signalées dans les campus à des taux alarmants. Jusqu’à une étudiante ou un étudiant sur quatre a déclaré avoir été victime de violence sexuelle pendant ses études universitaires ; ces statistiques sont probablement beaucoup plus élevées puisque nous savons que seul un incident sur 10 est signalé. Parmi ces actes de violence signalés, neuf sur 10 sont commis contre des femmes, la moitié d’entre elles étant âgées de 15 à 24 ans. Pour les femmes autochtones, les risques de subir un acte de violence sexuelle sont trois fois plus élevés. Pour éliminer les obstacles à l’éducation pour toutes et tous, il faut absolument créer des campus plus sécuritaires et exempts de toute forme de violence sexuelle et à caractère sexuel.

BUTS :

  • Revendiquer des protections et la réduction des frais de scolarité pour les étudiantes et étudiants internationaux ainsi que pour les collèges, les cycles supérieurs et les programmes professionnels
  • Le remplacement des prêts étudiants par des bourses d’études provinciales
  • Garantir un financement adéquat pour les établissements postsecondaires afin de conserver la qualité de l’éducation.
  • De concert avec notre mouvement étudiant national, revendiquer l’élimination des frais de scolarité pour l’ensemble de la population étudiante et un accès universel à l’éducation postsecondaire.
  • Éduquer les étudiantes et étudiants au sujet des changements aux frais liés aux cours et demander à ce qu’on rembourse ces frais aux étudiantes et étudiants.

L’ÉDUCATION POUR TOUTES ET TOUS

Aujourd’hui, le financement public pour l’éducation postsecondaire est moins de la moitié de ce qu’il était il y a 20 ans, menant à l’augmentation constante des frais de scolarité et à une dette étudiante publique atteignant le chiffre record de 36 milliards de dollars à l’échelle nationale. En 2017, le gouvernement du Manitoba a adopté le projet de loi 31, qui a dérèglementé les frais liés aux cours et permet une augmentation des frais de scolarité allant jusqu’à 5 % plus le taux de l’inflation pour les étudiantes et étudiants canadiens du premier cycle chaque année. Les frais de scolarité des étudiantes et étudiants internationaux, ainsi que ceux au collège, des cycles supérieurs ou dans les programmes professionnels demeurent complètement dérèglementés.

Récemment, le budget provincial de 2019 a apporté une autre réduction de 6 millions de dollars du financement de fonctionnement de nos universités et n’a pas apporté de nouveaux fonds pour l’Initiative de bourses d’études et d’entretien du Manitoba. Bien que le gouvernement prétende qu’il se préoccupe d’améliorer l’accès initial à l’éducation, sa contribution relativement faible à l’Initiative de bourses d’études et d’entretien du Manitoba ne représente pas une élimination efficace des barrières qui font obstacle à l’éducation postsecondaire pour la plupart des étudiantes et étudiants.

Il est impératif que les étudiantes et étudiants continuent de faire pression pour que l’éducation postsecondaire soit abordable, accessible, financée par des fonds publics et de haute qualité. Une population instruite propulse l’économie vers l’avant, stimule l’innovation et crée des collectivités stables, dynamiques et équitables. En augmentant les frais de scolarité, ce gouvernement s’assure que celles et ceux qui en ont le plus besoin n’ont pas accès à ces opportunités

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L’augmentation constante du prix des manuels scolaires est devenue un obstacle financier de plus pour les étudiantes et étudiants qui poursuivent des études postsecondaires. En 2017, le magazine Macleans a classé l’Université de Brandon et l’Université du Manitoba parmi les dix écoles les plus chères au pays pour le coût des manuels scolaires ; ce sont les étudiantes et étudiants de Brandon qui ont payé le plus au pays cette année-là, où le coût annuel moyen était de 920,64 $.

Pire encore, de nouvelles éditions sont souvent publiées pour empêcher la revente de textes usagés, forçant les étudiantes et étudiants à choisir entre avoir des sources périmées ou à s’endetter davantage.  Il est temps pour les étudiantes et étudiants de travailler avec nos facultés et nos administrations pour développer davantage de ressources éducatives libres (REL) et créer des plateformes numériques accessibles pour que les étudiantes et étudiants puissent les utiliser gratuitement, comme cela se fait déjà dans d’autres régions du Canada.

BUTS:

  • Faire pression sur le gouvernement pour qu’il revienne sur sa décision draconienne de retirer les étudiantes et étudiants internationaux.
  • Sensibiliser le gouvernement et les principaux intervenants à l’importance de fournir des soins de santé à toutes les personnes du Manitoba, notamment les étudiantes et étudiants internationaux.
  • Renforcer les coalitions avec des groupes de partout dans la province pour lutter contre ce changement.
  • Lier tous les groupes d’étudiantes et étudiants internationaux au sein de nos sections locales membres afin de développer des actions concrètes et des mesures pour s’assurer que les droits des étudiantes et étudiants internationaux sont protégés.
  • De concert avec la campagne de l’Éducation pour toutes et tous, continuer à promouvoir l’objectif à long terme de l’élimination des frais de scolarité et des frais différentiels pour les étudiantes et étudiants internationaux et l’objectif à plus court terme de lier les frais de scolarité des étudiantes et étudiants internationaux au taux d’inflation

La campagne Équité pour les étudiantes et étudiants internationaux a été mise en place dans le but d’exercer des pressions et de militer contre les frais de scolarité extrêmement élevés et dérèglementés que les étudiantes et étudiants internationaux doivent payer comparés à ceux des étudiantes et étudiants canadiens. As public funding for post-secondary institutions steadily declines over the past several decades, international student tuition has become a means for cash-strapped universities to bring in desperately needed revenue. Ce modèle d’éducation à but lucratif manque de respect pour les contributions économiques, sociales et culturelles que les étudiantes et étudiants internationaux apportent à nos communautés ; endettant les apprenantes et apprenants provenant d’autre pays au profit des citoyennes et citoyens canadiens.

Plus récemment, le gouvernement a retiré les étudiantes et étudiants internationaux et les personnes à leur charge de l’accès aux soins de santé publics. Les changements sont entrés en vigueur en septembre 2018 sans consultation et ont été justifiés en tant que façon d’économiser 3,1 millions de dollars en fonds publics. Selon les estimations de ce gouvernement, les étudiantes et étudiants internationaux contribuent plus de 400 millions de dollars à l’économie du Manitoba et occupent plus de 4 250 emplois – payant des impôts et des taxes de vente sans avoir accès aux services publics pour lesquels ils paient.

La perte d’accès aux soins de santé publics, en plus de l’augmentation encore plus marquée des frais de scolarité, met en péril le bien-être des étudiantes et étudiants internationaux tout en éliminant tout incitatif pour les étudiantes et étudiants futurs à choisir le Manitoba comme lieu d’études. La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants croit fondamentalement que l’éducation et les soins de santé sont un bien public et un droit de la personne qui devraient demeurer accessibles à quiconque en a besoin, quelle que soit son origine.

Grâce à sa campagne sur la santé mentale, la Fédération revendique :

  • Des services en santé mentale accessibles offerts gratuitement sur le campus lorsque les étudiantes et étudiants en ont besoin.
  • Des services de santé mentale divers qui vous offrent des options. Diverses formes de soutien doivent être offertes selon les besoins de chaque personne. Vous devriez avoir accès à ce dont vous avez besoin, qu’il s’agisse de soutien par les pairs, de services dans la langue de votre choix ou de la possibilité d’envoyer un message texte à une conseillère ou un conseiller.
  • Des services de santé mentale multidimensionnels qui reconnaissent les différents contextes dans lesquels vivent les étudiantes et étudiants et en tient compte. La santé mentale ne peut pas être isolée des oppressions auxquelles font face les étudiantes et étudiants à l’intérieur et à l’extérieur de la salle de cours quotidiennement.

SANTÉ MENTALE

L’Association canadienne pour la santé mentale a déterminé que 20 pour cent des Canadiennes et Canadiens connaîtront personnellement un problème de santé mentale durant leur vie, avec les jeunes de 15 à 24 ans ayant une susceptibilité accrue par rapport à tout autre groupe d’âge. Un sondage effectué en 2016 auprès de 43 000 étudiantes et étudiants d’université et de collège a démontré que 89,5 pour cent des étudiantes et étudiants se sentaient dépassés par tout le travail qu’ils avaient à faire et 73,5 pour cent se sentaient très tristes. En même temps, les étudiantes et étudiants ont plus de difficulté à accéder aux services de santé mentale dont ils ont besoin sur le campus en raison des services psychiatriques qui sont sous-financés, sous-représentés et qui manquent de personnel.

Souvent, les médicaments sont un élément essentiel du traitement en santé mentale. Cependant, l’absence d’une stratégie nationale d’assurance médicaments empêche une Canadienne ou un Canadien sur dix de se procurer son médicament sur ordonnance en raison de la dépense. Plus de deux millions de Canadiennes et Canadiens dépensent plus de 1 000 $ chaque année en médicaments sur ordonnance. En l’absence d’une stratégie nationale d’assurance médicaments, la Fédération s’est associée au seul fournisseur d’assurance maladie sans but lucratif du Canada, GreenShield, pour coordonner notre Réseau-santé étudiant national. Grâce à ce service, nous sommes en mesure d’alléger le coût élevé des médicaments pour les étudiantes et étudiants souffrant de maladies mentales et physiques. Pour en apprendre plus sur ce qui est couvert par GreenShield, cliquez ici.

Ensemble pour l’équité

Le but de la campagne Ensemble pour l’équité est de contester toutes les formes de discrimination et d’oppression sur nos campus, dans nos communautés, et dans nos espaces d’organisation étudiante. Le racisme, le sexisme, le capacitisme, l’homophobie, la transphobie, l’islamophobie, l’antisémitisme et d’autres formes d’oppression peuvent avoir un effet sur l’accès de certains groupes à l’éducation postsecondaire et perpétuent des inégalités dans la société selon le genre, la race, la situation socioéconomique, l’(in)capacité, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, la religion et d’autres facteurs.

La campagne emploie plusieurs outils de sensibilisation, y compris des autocollants, des macarons et des cartes d’information. Ce matériel vise à sensibiliser les gens et à défier les six formes d’oppression suivantes : l’homophobie, la transphobie, le capacitisme, le colonialisme, le sexisme et le racisme. La lutte contre la discrimination et l’oppression dans toutes ces formes est essentielle à la création d’un système d’éducation sans obstacle pour toutes et tous. Pour commander du matériel de la campagne Ensemble pour l’équité, veuillez communiquer avec nous à campaigns@cfs-fcee.ca.

Depuis l’autorisation de Mifegymiso (la pilule abortive) en 2015, les femmes canadiennes ont finalement une alternative à l’avortement chirurgical. Cependant, puisque les avortements chirurgicaux et maintenant médicaux ne sont offerts qu’à Winnipeg et à Brandon, les patientes doivent se rendre dans ses villes, un voyage coûteux qui leur fait perdre du temps précieux pour leur travail et leur famille en plus de devoir payer les frais de déplacement, d’hébergement et de garde d’enfants.

Jusqu’à récemment, le Manitoba était l’une des deux seules provinces au Canada à ne pas offrir une couverture universelle pour le Mifegymiso. Toutefois, cela a récemment changé, en grande partie grâce à la mobilisation réussie des étudiantes et étudiants en médecine pro-choix du Manitoba (Manitoba Medical Students for Choice) et de leur campagne Make Mife Free in MB (offrez le mife gratuitement au Manitoba) ; un autre exemple de la façon dont les étudiantes et étudiants peuvent se mobiliser pour influer positivement sur les politiques publiques.

Justice génésique

La justice génésique est un terme utilisé pour englober ce que signifie bénéficier d’une liberté génésique véritable. Cela inclut le droit d’avoir ou non des enfants, d’accéder facilement à des services de santé génésique, et d’obtenir des soutiens si nous avons une famille, dont l’accès aux services de garde d’enfants. La justice génésique peut se résumer à la capacité d’accéder à des contraceptifs, à terminer une grossesse en toute sécurité et à obtenir de l’éducation sexuelle exacte, diverse et positive à l’égard de la sexualité.

L’accès des étudiantes et étudiants de tous les coins du pays à des services de santé approfondis et intersectionnels liés à la sexualité et à la santé sexuelle demeure problématique.  L’appui de certains politiciens et politiciennes canadiens aux organisations anti-choix et l’escalade récente des attaques législatives contre l’accès à l’avortement aux États-Unis soulignent la nécessité pour les étudiantes et étudiants de continuer à militer et à se mobiliser pour des soins de santé génésiques universellement accessibles et intersectoriels.  Sur nos propres campus, des groupes anti-choix font activement campagne avec du matériel graphique représentant des images violentes et trompeuses dans le but d’humilier et de harceler celles et ceux qui soutiennent le libre accès à des avortements sûrs.

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